Dans un monde toujours plus tourmenté, de quelles œuvres, de quels artistes avons-nous besoin ? Entre fiction, performance et incursions documentaires, Les artistes qu’on mérite envisage l’art comme révolution sensible.
À sa mort, Serge, professeur de dessin, ne parvient pas à identifier l’endroit où il vient d’atterrir. Ce lieu, c’est le Purgatoire imaginé par Daphné Biiga Nwanak et Baudouin Woehl, où des artistes issus d’époques différentes attendent leur jugement : une sculptrice de la Renaissance, un musicien du XIXe siècle ou encore un jeune artiste fauché dans la fleur de l’âge. Le duo de metteurs en scène s’inspire des Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes de Giorgio Vasari, premier livre d’Histoire de l’Art écrit en 1550, où l’auteur raconte la création des œuvres et le destin de leurs créateurs, parfois même fictifs. Ce spectacle fait de la scène un laboratoire réflexif sur le rôle de l’art face aux transformations de notre époque.
extrait
« Je veux bien vous raconter ma vie mais on touche davantage à la fin du monde qu’à sa Renaissance. Si nos vies peuvent être un livre d’Histoire de l’Art, laissez-moi vous dire qu’il s’agit du dernier. »
Daphné Biiga Nwanak et Baudouin Woehl