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Centre dramatique national

Il y a 38 Centres Dramatiques Nationaux en France. 38 établissements de tailles très diverses, répartis sur tout le territoire, comme autant d'outils du théâtre public. Dirigés par des artistes, financés en partie par des subventions de l’État et des collectivités territoriales (communes, département, région), ils doivent participer à la création, la production et la diffusion d'un théâtre de qualité et contribuer à élargir et diversifier les publics qui fréquentent le théâtre. En 2017, ils ont reçu 1,2 millions de spectateurs, dont 250 000 scolaires. Le CDN de Reims emploie une quarantaine de salariés aux pôles d’accueil, de billetterie, administration, action culturelle, production, technique et communication. Mais derrière ces mots, ces fonctions, ces chiffres, un CDN c'est aussi un lieu, sur un territoire, une maison où les gens, artistes et publics, circulent et se rencontrent, regardent et refont le monde grâce au spectacle vivant.

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Le projet pour la comédie

« Nous devons préserver les lieux de la création‚ les lieux du luxe de la pensée‚ les lieux du superficiel‚ les lieux de l’invention de ce qui n’existe pas encore‚ les lieux de l’interrogation d’hier‚ les lieux du questionnement. Ils sont notre belle propriété‚ nos maisons‚ à tous et à chacun. » (...)

Je suis une enfant de la décentralisation. J’ai eu la chance de pouvoir prendre part à l’aventure d’autres Centres dramatiques nationaux à Lorient ou à Angers. Ce furent des années riches de travail et de découvertes pendant lesquelles j'ai pu construire mon identité artistique en travaillant avec des publics très différents. 

Le projet que j’ai rêvé pour la Comédie est empreint de ce chemin. Un Centre dramatique national est à mes yeux, avant tout, une maison pour les artistes et les publics. Un espace de rencontres, accessible, un lieu habité toute l’année, où l’on peut venir proposer, échanger, questionner, découvrir, où l'on cultive la transversalité et la transmission. Un lieu de création, de mélanges et de vie.

Arriver à Reims, c’est aussi s’inscrire dans l’Histoire de cette grande maison qui fête ses 50 ans et sur un territoire. Les projets qui ont construit la Comédie ont toujours porté dans leur essence une exigence du texte, un attachement au sens. C’est dans cette continuité que s’inscrit mon travail, le texte, la langue, les mots sont au centre de tout, convaincue de la nécessité de porter la parole d’autrices, d’auteurs qui, à travers les histoires, questionnent et dissèquent notre monde et nos sociétés contemporaines. Pour autant, le théâtre que je défends ne revendique pas, il donne plutôt une place aux doutes et aux paradoxes qui sont les nôtres. 

Ces mots sont le lieu de notre première rencontre, je souhaite qu’ils vous engagent, comme ils m’engagent, à faire ensemble de la Comédie un lieu d’ouverture et de partage.

(…)  « Nous ne pouvons nous contenter de notre bonne ou de notre mauvaise conscience devant la barbarie des autres‚ la barbarie nous l’avons en nous‚ elle ne demande qu’à nous ravager‚ qu’à éclater au plus profond de notre esprit et fondre sur l’Autre. Nous devons rester vigilants devant le monde‚ et rester vigilants devant le monde‚ c’est être encore vigilants devant nous-mêmes. Nous devons surveiller le mal et la haine que nous nourrissons en secret sans le savoir‚ sans vouloir le savoir‚ sans même oser l’imaginer‚ la haine souterraine‚ silencieuse‚ attendant son heure pour nous dévorer et se servir de nous pour dévorer d’innocents ennemis. Les lieux de l’Art peuvent nous éloigner de la peur et lorsque nous avons moins peur‚ nous sommes moins mauvais. » *


Chloé Dabert 
Artiste directrice

* Du luxe et de l'impuissance, Jean-Luc Lagarce, 
Éditions Les Solitaires Intempestifs 

 

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Les espaces

  • Grande salle

    L’architecture de la Grande Salle est inspirée des théâtres à l’italienne avec sa forme arrondie, ses balcons et sa scène nettement surélevée par rapport à la salle. Pouvant accueillir jusqu’à 850 spectateurs, c’est la plus grande salle de la Comédie. Nouveauté pour cette saison 19-20 : la Grande Salle est numérotée.

  • Petite salle

    La Petite Salle de la Comédie est une salle de théâtre de 191 places. Le fait que la scène soit de plein pied instaure un rapport direct et intimiste entre le public et le plateau. La salle de projection située en haut des gradins témoigne de son passé de salle de cinéma, à l’époque de la Maison de la Culture.

  • Studio

    Le Studio est la plus petite salle de la Comédie avec une jauge de 50 personnes. Pensée à l’origine pour accueillir les expositions avec un plafond au multiples fenêtres, Christian Schiaretti en a fait une salle de spectacle dans les années 90. Le Studio est aujourd’hui un lieu d’expérimentations artistiques.

  • Hall > espace ouvert

    Le Hall de la Comédie est un lieu d'expositions, imaginées notamment en partenariat avec l’École supérieure d’art et de design de Reims et le Fonds régional d’art contemporain de Champagne-Ardenne.

  • Atelier

    Ancien atelier de construction de décors, l’Atelier est à présent une salle de spectacle entièrement modulable et conçue pour accueillir 200 spectateurs. Elle accueille aujourd’hui des reprises ou des résidences et spectacles créés à la Comédie.

  • Le Bocal

    Le Bocal était à l’origine la médiathèque de la Maison de la Culture. Grande salle accueillante dotée de fauteuils, de tables et d’une petite estrade, l’espace est aujourd’hui utilisé pour accueillir des ateliers et des temps de rencontres autour des spectacles.

  • Accueil / billetterie

    La billetterie est ouverte en après-midi du mardi au samedi. Notre équipe de médiateurs vous accueille avec un thé ou un café, vous conseille sur nos spectacles et vous propose un parcours à la carte, en fonction de vos envies.

  • La Cantine

    Ouverte les soirs de spectacle, La Cantine vous accueille une heure avant et une heure après chaque représentation. Profitez de notre sélection de boissons locales et de nos plats faits maison qui évoluent selon les saisons. Venez aussi bruncher pendant nos Samedis Comédie.

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L'histoire de la Comédie

Pour l'actuel bâtiment de la Comédie, tout commence en octobre 1969 avec son inauguration en tant que Maison de la Culture, ces « modernes cathédrales » voulues par André Malraux pour porter l'ambition de démocratiser la culture. Malraux souhaitait en ouvrir une par département, au terme de son activité ministérielle, en 1969, seulement huit auront effectivement vu le jour.

Pensées comme des lieux pluridisciplinaires, où l'on pouvait venir lire, voir du théâtre, de l'opéra, du cinéma, des expositions d'art visuel... les Maisons de la Culture, à l'instar de celle de Reims, sont souvent des bâtiments monumentaux. Les premières années de vie de l'Espace André Malraux – c'est le nom donné à cette Maison de la Culture – sont notamment marquées par la collaboration avec Robert Hossein, alors directeur du Théâtre Populaire de Reims.

Le Centre Dramatique National de Reims ouvre quant à lui ses portes en 1979, rue Eugène Wiet, dans l'ancien Collège des jésuites. Il n'investit le bâtiment de la Maison de la Culture qu'en 1987, lors de l'arrivée à sa tête de Denis Guénoun. C'est au Manège et au Cirque de Reims que La Maison de la Culture poursuit alors son œuvre.

À Denis Guénoun succède Christian Schiaretti. De 1991 à 2001, il centre l'activité du bâtiment autour du théâtre, ouvre La Classe destinée aux jeunes acteurs de la région, crée le festival les Langagières et part en 2002 diriger le TNP à Villeurbanne.

Emmanuel Demarcy-Mota installe ensuite au CDN un collectif artistique autour de Fabrice Melquiot et décide de transformer l'ancien atelier de construction de décors en salle de répétition et de diffusion, l'Atelier. Il initie le festival Scènes d'Europe.

En 2009, Ludovic Lagarde prend sa succession et poursuit la lignée de la permanence artistique avec un auteur associé, Olivier Cadiot, puis avec des comédiens et metteurs en scène qu'il invite à investir le théâtre et à irriguer le territoire en y créant leurs spectacles. Avec les scènes culturelles rémoise -  La Cartonnerie – salle de musiques actuelles, Césaré – centre national de création musicale, Comédie – centre dramatique national, le FRAC Champagne-Ardenne, le Manège, scène nationale, Nova Villa, L’Opéra de Reims - il développe pendant dix ans le festival Reims Scènes d'Europe.

Chloé Dabert arrive à la tête du CDN en janvier 2019 avec le projet d'en faire « une maison pour les artistes et les publics ». Avec les responsables des scènes culturelles rémoises, ils décident d'ouvrir Reims Scènes d'Europe encore davantage à l’international. Le festival change de nom et s'appelle désormais FAR away, festival des arts à Reims. Elle lance par ailleurs une manifestation croisant spectacles vivants et nouvelles technologies : le Printemps numérique.

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