Réunies à l’écart de la société, Modeste, Clara, Sorana, Babou, Noé, Phillys et Paulette prennent le temps de se reconstruire. Elles forment un ensemble drôle et enjoué, entre retraite spirituelle et utopie politique.
Consacrant leurs journées à la peinture, au jardinage ou au chant, sept pensionnaires regroupées en un lieu retiré du monde s’adonnent à l’art de la joie. Encadrés par Claudia, la directrice, ces êtres cabossés dont on devine le lourd passé composent un chœur de femmes où, sans conflit, l’entraide côtoie l’humour, la délicatesse et l’amitié. Écrite en plusieurs tableaux comme autant de fragments de vie de cette communauté à l’écoute, L’Odeur des tissus s’inspire du film Les Onze Fioretti de François d’Assise de Rossellini pour brosser le portrait d’un groupe féminin à la folie douce. Marion Duphil s’empare de l’écriture de Lydie Tamisier qui développe un travail sur le “presque rien”, la banalité du quotidien et la solidarité comme rempart face aux violences.
extrait
« MME DINH. Disons qu'on va essayer de réaliser un jardin qui soit favorable à l'émergence de sentiments nouveaux […] Même si, comme je le disais, le jardin sauvage est un jardin sophistiqué, on va essayer de donner une impression de naturel, de légèreté et de spontanéité. »
Lydie Tamisier, L’Odeur des tissus