Nourrie d’une réflexion sur les modes de représentation contemporains, cette pièce-monde révèle le cauchemar d’une société qui est déjà la nôtre, menacée par le flot infini d’informations et l'hypnose du numérique.
Comme Alice erre au Pays des Merveilles, l’Alice K. de Monde nouveau tombe dans un univers à peine dystopique et dernier cri. Cadencée par des fugues de Bach, cette fantaisie surréaliste ausculte une multitude de situations du quotidien à l’ère des nouvelles technologies et dissèque son influence sur l’être humain et ses comportements. Dans cette farce des temps modernes inspirée des logiques propres aux smartphones et autres outils de communication, la machine infernale broie les femmes et les hommes cadrés de toutes parts, piégés dans une course effrénée derrière le temps. À travers une étude des mœurs et des jeux de pouvoir, Nathalie Garraud et Olivier Saccomano donnent à voir les rouages d’un néolibéralisme glissant dangereusement vers le néofascisme.
extrait
« Je n’aime pas être en retard parce que le problème, quand une chose prend du retard c’est que la chose d’après attend et celle d’encore après attend derrière celle qui attend et les choses se mettent à faire la queue les unes derrière les autres et elles n’aiment pas ça… Elles s’énervent, s’insultent, et c’est la guerre des choses… »
Monde nouveau, Olivier Saccomano