- Texte
- Thomas Bernhard
- Traduction
- Claude Porcell
- Mise en scène
- Denis Marleau
Pour l’anniversaire de Boris, cul-de-jatte de son état, sa tyrannique femme organise un dîner d’anniversaire peu commun : elle réunit autour d’une table de banquet treize infirmes tout droit sortis de l’hospice. Ce dîner carnavalesque devient une fable grinçante sur le pouvoir et Thomas Bernhard, avec toute la férocité qu’on lui connaît, dénonce l’hypocrisie et l’inconscience.
Cette nouvelle création de Denis Marleau est la continuité d’une démarche atypique sur l’animation des effigies. Figure incontournable du théâtre québécois, Denis Marleau s’est toujours entouré d’artistes provenant de disciplines extérieures au théâtre. Depuis une dizaine d’années, avec sa collaboratrice Stéphanie Jasmin, il utilise les nouvelles technologies – et particulièrement la vidéo – pour réaliser ce qu’il appelle des « rêves impossibles ».
Denis Marleau parvient à créer sur un plateau de théâtre une forme unique au monde de « fantasmagorie technologique » : il détourne les dispositifs du multimédia pour produire des illusions parfaites. Ainsi, dans son précédent spectacle, Les Aveugles, qui a voyagé dans le monde entier, les acteurs étaient remplacés par des projections vidéo représentant leurs visages reproduits à l’identique.
Dans Une fête pour Boris, trois acteurs seront plongés dans des jeux de déguisements et de métamorphoses technologiques pour animer cette cène carnavalesque et macabre.
- Avec
- Sébastien Dodge, Christiane Pasquier, Guy Pion
- Conception, vidéo et scénographie
- Stéphanie Jasmin et Denis Marleau
- Diffusion et montage vidéo
- Pierre Laniel
- Musiques
- Nicolas Bernier et Jérôme Minière
- Design sonore
- Nancy Tobin
- éclairages
- Marc Parent
- Mannequins, masque et poupée
- Claude Rodrigue
- Costumes
- Isabelle Larivière et James Schuette
- Maquillages et coiffures
- Angelo Barsetti
- Scénographie
- Riccardo Hernandez
- Lumière
- Scott Zielinski
- Créateur sonore
- David Remedios
- Chorégraphe
- Damien Jalet
Une création d’UBU en coproduction avec le Festival d’Avignon (France), le Festival TransAmériques (Canada — Québec), l’Usine C (Canada — Québec), le Manège Mons (Belgique), la Maison de la Culture d’Amiens (France), l’Espace Jean Legendre Théâtre de Compiègne (France), Cankarjev Dom (Slovénie)
Avec le soutien particulier du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des Arts de Montréal-échanges culturels
Le texte est publié aux éditions de L’Arche
