Une véritable bande de globe-trotters bourlingueurs, explorant autant de directions musicales que de continents.

LO’JO arrive couvert de voyages, en route pour tous les chemins. Dans le parfum des capitales, dans le son de la pluie sous le chapiteau d’un vieux cirque tchèque ou bien derrière un feu de la pleine lune, en une douzaine d’albums, la bande à Lo’Jo, venue du punk, du jazz et du rock a exploré le monde à travers la musique. Pas un fourre-tout sonore, non, plutôt un grand souk acoustique qui proposerait des arômes de guinguette et des effluves tziganes, une valse apache et bamboche rasta, du blues berbère et un swing africain, entre rock, danse du ventre, groove et vaudou. Comme dit Denis Péan, chanteur et parolier, « notre musique est un jardin anarchique qu’on essaie de cultiver pour le rendre à la fois beau et sauvage. Nous sommes comme les paysans : nous jouons avec le temps ». Le temps, en effet, ne semble avoir aucune prise sur ces nomades enracinés. Ces Angevins n’ont pas d’équivalent, mélangeant et entrelaçant des sons et sonorités venues d’ailleurs et empruntées à l’imaginaire collectif.
Déjà vingt-cinq ans que LO’JO promène autour du monde son hétéroclite et éclectique bagage musical. Aujourd’hui revenu à six personnes, le groupe continue ses explorations sonores et ses prestations uniques, où théâtralité et tragédie côtoient chant et cabaret. En 2009, le groupe sort un nouvel album « Cosmophono » (Wagram music) et repart sur les routes pour partager sa musique universelle.
