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6 rendez-vous
mar 04, 19H00 / mer 23, 18H00 / sam 26, 17H00 / ven 02, 19H00 / mar 06, 18H30 / mar 16, 19H00 / mer 31, 18H00

Éclairage sur un spectacle

SONGES ET MÉTAMORPHOSES
mardi 4 octobre 19h

Rencontre avec Cécile Mauré, maître de conférences, spécialiste de la littérature anglaise du XVIe siècle, Université de Reims.

À la manière d’un médaillon élisabéthain, le spectacle de Guillaume Vincent s’ouvre en deux pièces qui se répondent. La première, Hôtel Métamorphoses, propose une réécriture contemporaine des mythes d’Ovide dans une foisonnante mise en scène. Clin d’œil à Shakespeare, ces mythes d’Ovide sont joués par différentes troupes de jeunes amateurs qui annoncent celle des artisans dans Le Songe d’une nuit d’été, deuxième pièce au programme. Fidèles mais aussi décalés et ancrés dans la vie d’aujourd’hui et ses problématiques, les mythes sur scène demandent à être décryptés, comme un tableau de la Renaissance, afin de percevoir la subtilité et la créativité de la mise en scène. Les jeux de miroirs et les mises en abyme préfigurent le monde sens dessus dessous du Songe d’une nuit d’été. Clin d’œil à Ovide, Shakespeare utilisera le thème de la passion amoureuse et se jouera à son tour des mythes qu’il accorde et désaccorde pour les usages de la comédie. Cette présentation se veut un modeste éclairage sur ce spectacle et se propose de donner quelques clés de lecture.
 

 

LA MOUETTE
mercredi 23 novembre 18h

Rencontre avec Georges Banu, professeur à Paris III, spécialiste du théâtre contemporain, auteur de Le Théâtre de Anton Tchekhov.

samedi 26 novembre 17h
Projection du documentaire réalisé par Jérémie Cuvillier : Thomas Ostermeier, insatiable théâtre sur les répétitions du spectacle.
Une immersion au cœur du processus de création du metteur en scène - privilège rare et précieux - qui met en miroir la réalité des acteurs et son rêve de théâtre, dévoilant les secrets de fabrication de la pièce, où Tchekhov disait avoir mis "cinq pouds [environ 80 kilos, l'équivalent de son poids NDLR] d'amour", pour mieux en révéler l'absolue magie.

 

TRAVIATA
vendredi 2 décembre 19h

Rencontre avec Jean-François Boulanger, agrégé d’histoire, doyen honoraire de l’UFR Lettres et Sciences Humaines de Reims.
Créé en 1853 à la Fenice de Venise, l’opéra de Verdi est, comme bien des œuvres du même compositeur, un reflet du monde dans lequel il a été écrit. Cependant, s’il nous parle encore, c’est que, comme toute grande œuvre artistique, il introduit dans la réalité de son temps des ferments de déstabilisation, qui ont pu choquer certains contemporains, mais qui lui ont permis de franchir sans encombre un siècle et demi pour parvenir jusqu’à nous.
C’est en fonction de cette problématique générale que sera envisagée la façon dont La Traviata s’inscrit dans une période de transition vers la culture de masse où la littérature (La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils) et l’opéra trouvent encore leur place. On s’attardera ensuite sur le personnage de Violetta qui illustre de façon magnifique la femme du XIX° siècle, telle que l’a dépeinte Jean-Paul Aron, « misérable et glorieuse ». Enfin Alfredo et son père viendront mettre en scène, voire mettre en drame, le choc que représente pour l’éthique bourgeoise traditionnelle la « fête impériale » qui accompagne l’essor économique du Second Empire.
 

 

IL FAUT BEAUCOUP AIMER LES HOMMES
mardi 6 décembre 18h30 à la médiathèque Falala

Rencontre avec Marie Darrieussecq, auteure.

 

MAYDAY
mardi 16 mai 19h

Rencontre avec Dorothée Zumstein, auteure du texte.
Dorothée Zumstein est auteure de théâtre, et traductrice de l’anglais. Ses pièces s’inspirent presque toutes de faits divers ou de mythes contemporains. 

 

BOUVARD ET PÉCUCHET
mercredi 31 mai 18h
Rencontre avec Jean-François Boulanger, agrégé d’histoire, doyen honoraire de l’UFR Lettres et Sciences Humaines de Reims.

« Mes héros ne sont pas intéressants », disait Flaubert de Bouvard et de Pécuchet. Et pourtant, ils nous disent beaucoup plus du monde dans lequel vivait Flaubert que Salammbô. Ce qui est sûr, c’est que Bouvard et Pécuchet, ce n’est pas lui ! Le monde qu’il nous décrit, c’est celui d’une catégorie sociale naissante qui n’est ni la grande bourgeoisie, dont la puissance est en tain de s'affirmer, ni la classe ouvrière, en plein essor numérique: les employés. Des ouvriers, ils tiennent à se distinguer. Ils trouvent assommant "le tapage des guinguettes ». Ils vénèrent la culture qui les en distingue, à défaut de l’assimiler. De la bourgeoisie, ils sont en réalité bien loin, mais elle constitue leur horizon de référence et elle irrigue leur vision du monde par une lente et sinueuse capillarité sociale. Il leur en reste un idéal de rentiers et un catalogue d’idées reçues et de pratiques sociales convenues. Bouvard et Pécuchet ne seraient-ils pas les éclaireurs d’un monde dont les classes moyennes seront le pivot - deux Français sur trois, disait un président de la République élu au moment où les Trente Glorieuses s’achevaient sans qu’on le sache encore - et où une culture mainstream s’affirmera. La condition des employés a beaucoup évolué, des copistes Bouvard et Pécuchet à l’informatisation généralisée, mais si les classes moyennes sont aujourd’hui en difficulté, les idées reçues se portent mieux que jamais.

 

Entrée libre - réservation 03 26 48 49 10
ou rp@lacomediedereims.fr

 

Crédit : Gg